Mon parcours

Mon Parcours


Née dans une famille en quête d’enracinement,  mon début de Vie est marqué par les épreuves en série qui vont affecter ma famille au cours de mes dix premières années. En particulier, la  maladie de dégénérescence neurologique qui va emporter mon père en trois ans,  au coeur de ma petite enfance,  sème en moi des questions essentielles qui resteront longtemps inexprimables : qu’est-ce que la mort, la vie, l’amour… ? Qu’est-ce qui nous relie ?…. Me voilà immergée dans cette croyance que  le destin  frappe aveuglément ; que nous n’avons pas de responsabilité, de pouvoir, face à ce qui nous arrive. Je tiens désormais à la vie par un fort désir d’écrire. Je suis ce corps ralenti dans son développement, qui semble ne pas savoir comment entrer dans l’adolescence, comme s’il exprimait ainsi l’absurdité de cette croyance en héritage.

 

A l’âge de la majorité,  une  salutaire prise d’indépendance me connecte à mes forces vitales. C’est alors que le corps  physique bascule dans la puberté, et que me débordent ces symptômes latents  depuis le tout début de mon existence, d’une difficulté à me nourrir. Ce sont eux, leur inconfort,  qui me poussent à  entrer en un  processus de deuil de mon père, qui est aussi  début d’individuation de ma famille,  et métabolisation de mes  premières expériences.  En quête de sens, j’ai entrepris de longues études de lettres qui vont me conduire à la recherche universitaire,  l’agrégation,   l’enseignement.   En parallèle, j’expérimente dix ans durant toutes sortes de cadres thérapeutiques plus ou moins aidants,   me confrontant  à l’absence de réponse de la médecine conventionnelle à mes symptômes,   sinon à ses solutions tentantes, mais illusoires, que je refuse énergiquement. L’écriture,  la parole via la psychothérapie et l’analyse,   les expériences,  les voyages,  vont  alors m’amener à découvrir en moi-même des trésors de  résilience.

A 28 ans, je quitte l’enseignement pour un chemin de théâtre et relie  mes aspirations secrètes, avec ma personnalité.  Au sein de la compagnie Théâtre A, j’apprends le métier de comédienne et  réalise mon rêve d’enfant dont, du même coup, je me libère,  en écrivant Sortir de l’Arbre que nous jouons sous la direction  d’Armel Veilhan. C’est à cette école de la vie qu’est le Théâtre,  que je découvre la Méthode Feldenkrais, une révélation. Je suis bouleversée par la relation d’intimité avec moi-même, qu’elle me fait découvrir. J’entrevois ce qu’incarnation veut dire. Je découvre la vie au présent du corps sensoriel. Je suis émerveillée par la fraîcheur de l’enseignement de Myriam Pfeffer, l’une des premières disciples de Moshé Feldenkrais et ancienne déportée, qui à 80 ans, nous dit souvent dans un sourire, qu’il n’est jamais trop tard pour vivre une belle jeunesse… Mon goût du voyage m’amène désormais vers l’intérieur. Je découvre la méditation. A Paris, dans ce petit studio où j’ai posé les bases de ma liberté nouvelle, j’accompagne toutes sortes d’individus dans l’écriture, faisant avec eux ce que je fais encore aujourd’hui en tant que pédagogue du mouvement : soutenir, en chacun, le désir de réaliser ce qu’il porte en soi de plus précieux.

C’est encore l’intuition, et un rêve, qui m’invitent cinq ans plus tard, à remettre en question cet équilibre.

Je sais d’expérience, désormais,combien la vie répond quand on lui fait confiance, et combien à chaque fois, la liberté intérieure s’en  trouve amplifiée. En reconnaissant cet appel, j’écoute mon besoin d’approfondir ma connaissance des lois de l’univers. Je suis, mine de rien, en train de découvrir les règles de la co-création : je vais cette fois-ci élire mon lieu de vie, écouter mon cœur, et retourner à nouveau à l’école, une école où les bébés sont nos maîtres, où l’on apprend par l’expérience, en s’allongeant au sol, sans  même ouvrir un livre… Du théâtre au Feldenkrais, en passant par  la maternité, l’évidence va s’imposer à moi d’un  travail transgénérationnel à faire, et que je vais conduire loin. Car pour avoir poussé sur les sables mouvants d’une famille à secrets,  j’éprouve désormais, en tant que parent, la nécessité de regarder ce qu’il m’a été transmis. J’ai besoin de  comprendre les liens familiaux, la triade sacrée père-mère-enfant, le  couple, les fratries, les problématiques au sein des lignées d’hommes et des femmes dont je suis  issue… pour mieux vivre ma place de fille et de mère, pour inventer la femme …  Je rejoins le groupe du Jardin d’Idées pour une initiation transgénérationnelle, alors que je suis en train d’achever mon cursus de quatre ans de formation  à la Méthode Feldenkrais… Trois ans  plus tard, en mai 2014, je présente « mon arbre » et la place que j’y occupe, devant  Bruno Clavier et Danièle Flamenbaum, riche de mon  expérience d’une seconde analyse, transgénérationnelle, cette fois-ci, avec Cédric Aupetit.

 

 

L’éducation somatique avec le Feldenkrais, l’initiation transgénérationnelle, l’expérience directe de la maternité, sont trois grandes écoles par lesquelles je me suis reliée au tout début de la Vie, cette étape fondamentale de notre parcours qu’est la vie fœtale… que je définirai par son immense besoin de communication.   Le foetus, ni  plus petit, ni plus grand que nous,  vit   dans un plan différent des êtres qui l’entourent.  Ces êtres avec lesquels a commencé son voyage terrestre,   il en a besoin pour accomplir sa naissance… pour relier ce Je Suis qui n’est pas soumis au temps, et ce devenir qu’il est aussi, dans cet autre plan régi par des processus de gestation, de naissance et de transformation,   qu’est le plan physique… L’accompagnement  que je propose relève de cette re-connaissance. 

« Il n’est jamais trop tard pour vivre une belle jeunesse »… Il n’est jamais trop tard pour se reconnaître Humain ! 

L’Être, en nous, depuis l’origine,  vit en  cette attente d’un   accueil véritable qui l’autorise à communiquer   quelque chose de son essence.

Depuis   que je propose, en cabinet, ces deux  pratiques, ensemble ou bien séparément, Feldenkrais et Analyse et Résolution Transgénérationnelles, je les associe avec une intention  toujours plus claire : favoriser la prise de conscience des conditionnements et croyances qui nous entravent, améliorer l’image de soi, l’auto-estime, et la confiance. Trouver en soi ses propres appuis pour vivre bien sa vie propre, et non pas celle de quelqu’un d’autre.

Ce que je transmets au travers de mes outils, c’est finalement ma propre expérience de transformation ;

C’est une énergie de changement que je mets au service de votre désir d’évolution

 

 

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